Ce lundi, le département et les trois territoires ont signé une convention pour améliorer la qualité des eaux de la Marne et de la Seine. Objectif : les JO 2024.

L’image est inédite. Le département uni avec les trois territoires du Val-de-Marne pour un même combat : la qualité des eaux de la Seine et de la Marne. Objectif : s’y baigner pour les Jeux olympiques en 2024. Demain, en somme

Alors pendant cinq ans, dans le cadre de l’alliance signée ce lundi, par le président du département Christian Favier (PCF), avec les présidents de Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA), Paris Est Marne & Bois (PEMB) et Grand Orly Seine Bièvre (GOSB), le Val-de-Marne va mettre 20 M€ par an sur la table, quand les trois territoires réunis mobiliseront 40 M€ par an, pour venir à bout de la pollution des eaux et préserver les milieux naturels. Et de regarder aussi du côté de l’Agence de l’eau comme « partenaire financier ».

Preuve qu’une coopération est possible, s’amuse Laurent Cathala (PS), président de GPSEA, rejoint par Jacques JP Martin (LR), président de PEMB. Loin des querelles de compétences, au temps des menaces qui pesaient sur l’échelon départemental.

 

20 000 branchements non conformes

Mais ce combat n’est pas une mince affaire. C’est ce que montre la première étude lancée l’été dernier avec le SIAAP, syndicat intercommunal chargé du traitement des eaux usées, pour « mieux connaître les réseaux et prioriser les actions », résume Christian Favier.

Au premier chef : résoudre les mauvais branchements. Sur les 40 000 raccordements de particuliers, la moitié s’avère non conforme. Les eaux usées domestiques se déversent dans les eaux pluviales, ou directement dans les cours d’eau. Il y a aussi les eaux de ruissellement, liées à l’urbanisation…

« C’est une pollution diffuse qu’on traque, prévient Eve Karleskind, directrice de l’assainissement au conseil départemental. Ce peut être des maisons construites dans les années 1970, des pavillons réaménagés avec des branchements au plus près, ou encore des bâtiments collectifs. »

 

Un coût important pour les particuliers

Sauf qu’une remise aux normes a un coût : de 3 000 à 17 000 euros. Le président Favier a d’ailleurs rappelé qu’« une aide financière conséquente doit être mise en place pour les ménages modestes », en complément des 3 500 € de l’Agence de l’eau. Lors de chaque cession de bien, « un diagnostic est d’ailleurs obligatoire », rappelle Michel Leprêtre (PCF), président du GOSB, qui multiplie les actions pour sensibiliser notaires, bailleurs, syndics.

Un secteur a déjà été identifié comme « prioritaire » : le bassin versant du ru de la Lande, côté Marne. 4 000 branchements sont à contrôler. L’action vient de démarrer au niveau du quartier de Cœuilly à Champigny.

C’est là, dans cette commune, que le département prévoit la première station de dépollution des eaux pluviales. Cet ouvrage de 30 M€ fait partie des projets financés par le fonds interdépartemental. Les travaux doivent démarrer cette année

 

Source Le Parisien

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