Lors du dernier conseil de la mandature, Jacques JP Martin s’est félicité des réalisations d’un territoire qui a su, estime-t-il, « faire mentir les Cassandre qui nous prédisaient l’apocalypse ». L’élu a listé les projets menés à bien, et rappelé que le territoire s’était opposé au projet métropolitain de PMHH ainsi qu’au Scot.

« J’ai le souvenir, il y a quatre ans, dans cette même salle, d’avoir entendu des Cassandre nous prédire l’apocalypse, le territoire étant la chronique de la mort annoncée de nos communes, de l’explosion de la dépense publique et d’embauche de fonctionnaires par dizaines », a rappelé Jacques JP Martin, président de Paris Est Marne & Bois lors du dernier conseil de la mandature, lundi 24 février 2020.

« Grâce à la bonne volonté des 13 maires, cette catastrophe a été en tous points évitée : les budgets ont été maîtrisés, les embauches effectuées au territoire proviennent, 9 fois sur 10, d’agents des communes membres et les politiques publiques portées par le territoire sont venues en soutien des politiques communales dans une logique ascendante, a poursuivi le maire sortant de Nogent-sur-Marne, car nous pesons bien davantage à 13 que chacun isolément au sein d’une métropole qui regroupe aujourd’hui 7 millions d’habitants et peut-être demain plus de 12 millions si la réforme institutionnelle maintes fois promise d’une région métropole voyait enfin le jour. »

 

Rejet du PMHH et du Scot

Jacques JP Martin s’est également félicité de la gouvernance choisie, fondée sur le principe « 1 ville = 1 voix ». « Même si, sur certains sujets annexes, l’unanimité n’a pas toujours été obtenue, les 90 élus ont en revanche su se rassembler et parler d’une seule voix pour mener les combats essentiels à la défense de la qualité de vie des habitants du territoire », estime le président du Sipperec.

Le conseil du territoire s’est prononcé contre les projets de plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement (PMHH) et le schéma métropolitain de cohérence territoriale (Scot) « afin de préserver les espaces naturels et de refuser la bétonisation », a souligné également Jacques JP Martin. « Nous avons réussi à ne pas tomber dans le piège d’alimenter des bureaux d’étude divers et variés en millions d’euros de dépenses en élaborant par exemple un plan climat air énergie territorial (PCAET), et bientôt un règlement local de publicité intercommunal (RLPI), sans faire exploser les budgets », a ajouté le président de Paris Est Marne & Bois.

 

Les actions par commune

Au titre de ses réalisations, PEMB met notamment en avant :

  • A Bry-Villiers-Champigny : participation à hauteur de 1 330 000 euros aux études de la future gare BVC.
  • A Champigny-sur-Marne, d’importants travaux d’assainissement ont été menés afin de dépolluer la Marne, ce qui produira des effets pour les autres communes du territoire, riveraines de cette rivière.
  • A Charenton-le-Pont, des actions de médiation urbaine vont être financées et l’offre de services en matière de ramassage des déchets et des encombrants a été améliorée.
  • A Fontenay-sous-Bois, l’Intercommunalité a contribué aux opérations d’aménagement urbain en finançant notamment les évictions de commerces et a amélioré la propreté urbaine en installant des points d’apports volontaires enterrés.
  • A Joinville-le-Pont, le territoire a traité la question de la pollution de la Marne au niveau de l’île Fanac à proximité d’un captage d’eau potable et conforté les berges. Il a également accompagné la commune dans la concertation citoyenne de l’opération d’aménagement Gallieni et a repris la collecte des ordures ménagères en régie afin de collecter le soir et de réaliser des économies d’échelle.
  • A Maisons-Alfort, Paris Est Marne & Bois a financé l’extension de la mission locale pour l’emploi des jeunes.
  • A Nogent-sur-Marne, l’opération cœur de ville a connu des avancées sans précédent et entrera prochainement dans une phase de concrétisation.
  • Au Perreux-sur-Marne, en limite de Fontenay-sous-Bois, le territoire a réglé la question des travaux d’assainissement de la rue des Bois des Joncs marins, dossier vieux de plus de 20 ans.
  • A Saint-Maurice, le bras de Gravelle, futur site potentiel de baignade, a été nettoyé, entretenu et dépollué.
  • A Saint-Mandé, Paris Est Marne & Bois a réaménagé l’avenue Pasteur et contribué au lancement d’un espace d’incubateur d’entreprises et de coworking.
  • A Saint-Maur-des-Fossés, un espace de coworking a été aménagé ainsi qu’un city stade, et le territoire a contribué, en partenariat avec le cercle des entrepreneurs, au retour à l’emploi de jeunes du quartier prioritaire.
  • A Vincennes, un espace de coworking associatif a été ouvert et les maraudes dans le bois de Vincennes ont été cofinancées pour venir en aide aux populations sans domicile fixe.
  • A Villiers-sur-Marne, l’Intercommunalité a participé au financement d’un city stade ainsi qu’à des actions en faveur des quartiers défavorisés en lien avec la commune.

 

Jacques JP Martin s’est également réjoui du partenariat « efficace et novateur » qui a été noué avec le conseil départemental du Val-de-Marne. Un partenariat qui porte aussi bien sur la gestion de l’eau, de l’assainissement que sur la transition écologique, la politique de la ville ou le droit des femmes. « Le regroupement des trois EPT du Val-de-Marne, Paris Est Marne & Bois, Grand Orly Seine Bièvre et Grand Paris Sud-Est Avenir au dernier Salon de l’immobilier d’entreprise (Simi) illustre également les synergies et les mutualisations mises en œuvre », souligne François Roussel-Devaux, directeur général des services de PEMB.

Enfin, l’élu a souligné l’action du territoire en matière de collecte et de traitement des déchets des ordures ménagères, « qui a permis d’éviter des difficultés similaires à celles de la Capitale pendant les grèves : des solutions rendues possibles par l’échelle intercommunale ont garanti le maintien du service sans aucune perturbation ». Ce bilan s’est conclu par un hommage à l’action des 90 élus qui ont accompagné le territoire, « et qui ont consacré une partie de leur temps libre et de leur énergie au service de ses 510 000 habitants ».

 

Source : Le Journal du Grand Paris

Retour aux actualités