Par Anne-Sophie Damecour

 

Réunis au sein de l’Alliance des territoires, les présidents des EPT de la Métropole du Grand Paris demandaient le maintien de leurs ressources. Ils étaient reçus ce lundi matin par la ministre de la Cohésion des territoires.

 

Une première avancée à l’Assemblée nationale et un rendez-vous « constructif » avec la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault. En quelques jours, l'Alliance des territoires, association composée des onze établissements publics territoriaux (EPT) de la Métropole du Grand Paris (MGP), ont obtenu des débuts de réponses à leurs inquiétudes.

 

Depuis plusieurs semaines, ils réclament le report de l'application de la loi NOtre, qui prévoyait que la MGP conserve à compter de janvier 2019 près de 55 millions d’euros jusque-là reversés au titre des dotations aux collectivités. Les députés ont voté en fin de semaine dernière en première lecture un amendement au projet de loi de finances maintenant ces dotations, mais uniquement pour 2019.

 

« Nous restons prudents jusqu’à l’adoption définitive du texte », explique ce lundi matin Jean-Didier Berger, maire (LR) de Clamart, président de Vallée Sud Grand Paris et de l’Alliance des territoires, juste après avoir été reçu par la ministre avec six des dix autres présidents de territoires.

 

« Sans simplification du mille-feuille territorial, on risque le cannibalisme »

 

Prudence notamment car les EPT devraient en parallèle perdre la dotation de soutien à l’investissement territorial (DSIT), dont le montant avoisine les 15 millions d’euros. « On ne demande pas plus d’argent mais de garder ce que l’on a et qui nous permet d’assurer nos missions du quotidien », ajoute Jean-Didier Berger, prenant comme exemple le ramassage des ordures et le fonctionnement des équipements publics comme les piscines et les médiathèques.

 

Les présidents des territoires ont insisté sur l’importance d’une décision gouvernementale au sujet du mille-feuille métropolitain à cinq strates (villes, EPT, départements, Métropole, Région). « Nous continuerons à nous battre car rien n’est réglé sur le long terme : sans simplification du mille-feuille territorial, on risque le cannibalisme », poursuit Jean-Didier Berger, ajoutant que « la ministre a bien conscience de ces difficultés ».

 

Dans le viseur des présidents : la Métropole du Grand Paris, la strate qu’ils considèrent comme la moins efficace. Les élus locaux défendent plutôt ce qu’ils appellent le « bloc communal » composé des villes et de leur strate supérieure les EPT. « Ceux qui ont les pieds dans le réel », résume Michel Leprêtre, président (PCF) de Grand-Orly Seine Bièvre. « Nous sommes aujourd’hui mobilisés dans l’intérêt de nos collectivités, quelles que soient nos sensibilités politiques », insiste Jacques Kossowski, maire (LR) de Courbevoie et président de Paris Ouest La Défense.

Source : Le Parisien

 

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