La concertation pour aménager cette zone de 20 hectares, a été lancée ce jeudi soir. Avec encore de nombreux flous. Elle se poursuivra jusqu’au mois d’octobre.

 

Certes, les aménageurs préviennent déjà que la métamorphose de la partie campinoise de l’ex-VDO se fera sur du «temps long ». Mais la concertation, lancée jeudi soir, a un mérite : acter (enfin) la transformation d’une bande de 20 ha, initialement dévolue à la grande rocade qui devait relier l’A4 et l’A6, et devenue depuis une vaste friche à l’abandon

Jusqu’au mois d’octobre, l’avenir de la zone d’aménagement concertée (ZAC Champigny Paris-Est) se dessinera au fil d’une pléiade de réunions et autres ateliers. Une seule certitude pour le moment : 75 % de la surface sera dédiée au développement économique, le reste à la construction de nouveaux logements.

Pas de « fantasme » sur les emplois. L’étude, dévoilée l’été dernier, qui anticipait la création de 550 emplois sur la zone, était-elle trop pessimiste ? « Entre 1 000 et 1 500 ça ne me paraît pas démesuré », répond le maire (PCF), Christian Fautré, avant de rappeler la prudence nécessaire en la matière : « Entre les objectifs qu’on se donne et la réalité, il y a toujours une petite différence. » « On peut raisonnablement penser qu’on dépassera les 500 ou 600, tempère Philippe Hermet, directeur de la stratégie d’Epamarne, l’aménageur. […] Les volumes d’emplois sont intéressants, mais il ne faut pas non plus [en] fantasmer des milliers. »

 

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Champigny, jeudi soir. Une quarantaine de personnes a assisté au lancement de la concertation, à la Maison pour tous Youri-Gagarine. LP/C.L.

 

Quelques « centaines » de logements. Sur l’habitat, on renvoie là aussi à la phase de concertation. À l’opposant Laurent Jeanne (LR), qui craignait (à tort) que le maire ait annoncé 4 000 logements, Philippe Hermet a essuyé les suées : « 4 000 ? Même si je le voulais, je ne sais pas où je les mettrais. Ce n’est juste pas possible. Ça se compte en centaines, pas beaucoup plus. »

Une destination du site encore flou. Peu de chance que la ZAC soit la nouvelle adresse d’un grand groupe international. Le maire ne se fait pas d’illusion : « Il faut être réaliste, on n’est pas à Fontenay ou à la Défense ». L’édile préfère tabler sur l’accueil d’un « tissu de TPE-PME ». Mais dans quel domaine ? Jeannick le Lagadec, adjointe (LFI), aimerait que le site ne soit pas qu’un aimant aux entreprises du secteur de la construction, potentiellement intéressées : « Évidemment, on va répondre aux besoins de ceux qui aimeraient s’y installer. Mais nous devrons aussi porter les ambitions d’un nouveau tissu économique. Et pourquoi pas dans le son et l’image ? »

 

Source : Le Parisien

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